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Crise: le FMI doit être prêt à aider les pays victimes de la crise

WASHINGTON (AFP) — Le Fonds monétaire international (FMI) doit être prêt à mettre "rapidement" des ressources "substantielles" à la disposition des pays victimes de la crise, a affirmé samedi l'instance politique du fonds, à l'issue de sa réunion à Washington.
Le Comité monétaire et financier international (CFMI) a souligné que l'utilisation des procédures d'urgence existantes devait permettre à l'organisation internationale de "mettre à disposition des ressources substantielles pour aider les pays à couvrir leurs besoins de financement".
Le CFMI reconnaît que nombre de pays émergents risquent de subir l'impact de la crise, alors même qu'ils ont suivi des politiques économiques saines au cours des dernières années.
"Certains pourraient avoir un problème de liquidités. Le Fonds est là, il a été créé pour cela, et nous sommes prêts à fournir aux différents pays qui le désireraient les liquidités dont ils ont besoin", a expliqué le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, lors d'une conférence de presse.
M. Strauss-Kahn a dit qu'il connaissait des pays prêts à demander cette aide.
"L'environnement mondial difficile, avec les prix élevés de l'alimentation et des carburants, vient s'ajouter aux défis auxquels doivent faire face les pays émergents pour maintenir la stabilité macroéconomique et la croissance, tout en progressant dans la réduction de la pauvreté", selon le CFMI.
"Pour ces raisons, il est extrêmement important que des collaborations soient coordonnées entre économies avancées et émergentes", a-t-il dit.
Le CFMI a par ailleurs apporté son soutien au plan d'action en cinq points élaboré la veille par les grands argentiers des grands pays industrialisés du G7 pour coordonner leur réponse face à la crise.
"Les mesures qui ont été prises par le G7 sont extrêmement vigoureuses puisque ce qui a été exprimé en présence du FMI et de la Banque mondiale, c'est l'idée d'une détermination la plus totale à soutenir les institutions financières, à garantir ce qui doit être garanti, à recapitaliser les banques qui ont besoin de l'aide", a expliqué le FMI.
"La prise de conscience, à la fois de la gravité de la situation et de la nécessité de mettre en oeuvre des mesures exceptionnelles, a été totale", a ajouté M. Strauss-Kahn.
"Ce qui est peut-être plus important encore, c'est que le Fonds a beaucoup plaidé pour la coordination, expliquant que sans coordination, l'affaire ne pouvait pas se résoudre, parce que les décisions prises par les uns pouvaient avoir des conséquences négatives pour les autres", a-t-il affirmé.
"Cette coordination, est non seulement apparue nettement entre les pays du G7, mais aujourd'hui elle a été prise en compte par les 185 membres du FMI, ce qui veut dire que (...) tout le monde est d'accord à la fois sur la détermination des mesures à prendre et sur les orientations qui doivent être choisies", selon le dirigeant de l'institution multilatérale.
"Je crois que c'est un élement qui est tout à fait décisif pour les semaines qui viennent", a conclu M. Strauss-Kahn.

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